Il s’agissait d’un morceau de la pâte préparée auparavant et que l’on gardait, soit une matière vivante et fragile qu’il fallait « nourrir » soigneusement.

Cette pâte, à travers sa fermentation, favorisait le levage du pain.

Toutefois, pour faire du bon pain, d’autres éléments sont nécessaires :

des températures adéquates,

de l’eau d’excellente qualité,

des doses exactes,

un endroit où les agents de levage sont déjà présents dans l’air.

Et, enfin, un bon four.

Ingrédients

100 g de farine, une cuillère d’huile

Une pointe de sel, du yaourt, une cuillère à café de miel

Préparation : Une fois la pâte pétrie, on la laissait lever une nuit entière. Le lendemain, on préparait le pain.

D’habitude, Enrica ajoutait un peu de bière pendant le pétrissage. Je sens encore le parfum !

Pendant que l’on préparait la pâte, on allumait le four.

Une fois les miches prêtes, on attendait le levage de la pâte et on fermait bien le four, que l’œil expert éteignait une fois bien chaud.

Le pain a permis la survivance de générations entières.

À la montagne, où on ne disposait pas de grandes quantités de matières premières (seigle, vesce et, en dernier lieu, blé), on a développé d’excellentes techniques de fabrication du pain.

Au fil du temps, grâce à la culture de nouvelles espèces de blé, au développement de l’art meunier et à la modernisation des fours à bois, le pain était de plus en plus bon.

C’était toujours les femmes qui faisaient le pain, les hommes aidaient parfois à chauffer le four.

Toutefois, pour que le pain soit bon, le meilleur ingrédient c’était « la faim ». Je plaisante, mais pas trop, car ce n’est pas la faim qui manquait.