Au début des années 1950, mon père était maçon et travaillait à la construction de l’église et du clocher de Roncastaldo, un hameau situé à 3 km de Loiano. Mes amies, Lucia et Paola (les filles du maçon Minghin), et moi, on avait 6-7 ans à peu près et, tous les jours, on marchait de Loiano jusqu’à Roncastaldo pour apporter le repas à nos pères. On partait à 11h30. On ne marchait pas sur la route, on courait plutôt à travers les champs, sac en paille à la main contenant du vin, du pain et une gamelle de soupe emballée dans un torchon pour garder la chaleur. Ma mère préparait souvent une soupe à base d’ail et de noix (l’aieda[1]) que l’on pouvait manger même froide.

Voici la recette :

Ingrédients

5 noix

Maltagliatis[2]

3 gousses d’ail

Une pomme de terre

Sel et poivre

Préparation : Réduisez les noix et l’ail en poudre, ajoutez la pomme bouillie encore chaude, mélangez bien et diluez avec de l’eau de cuisson des pâtes. Unissez aux maltagliati (stiancon) : la soupe est prête !

 

[1]              De l’italien « agliata » = sauce à base de ail

[2]              [malta’jati] Type de pâtes fraîches typique de l’Émilie-Romagne, appelés « stiancon » en dialecte local. Il s’agit de morceaux de pâtes aux œufs de différentes dimensions et épaisseurs obtenus des chutes de la pâte employée pour préparer les tagliatelles.