Les marrons, anciens fruits des Apennins, sont bien différents des châtaignes. Le marron est caractérisé par un goût plus doux et parfumé, il est généralement plus gros que la châtaigne et son fruit est protégé par une coque marron clair (d’où le nom « blond ») et par une seconde peau très fine et facile à enlever, contrairement aux châtaignes. Dans la culture du marron blond, on n’utilisait aucune substance chimique : pas d’engrais ou de traitements antiparasitaires. Il s’agit donc d’un produit sain, facile à digérer, jouissant d’une valeur nutritive et calorique élevée. De plus, il est riche en amidons et sucres complexes et, donc, il est indiqué pour les jeunes sportifs et les personnes âgées. Sa forte teneur en sels minéraux, comme le phosphore et le magnésium, apporte à notre organisme la juste dose d’oligoéléments essentiels et fait du marron blond un véritable complément alimentaire, en mesure de favoriser le bon fonctionnement de l’appareil cardiovasculaire et neuromusculaire, en augmentant ainsi la résistance à la fatigue. En outre, peu de gens savent que, grâce à l’absence de gluten, le marron et la châtaigne sont des aliments parfaits pour les personnes atteintes de maladie cœliaque.

Le marron en cuisine

En cuisine, le marron se prête à de nombreuses préparations : entrées, pâtes, viandes, desserts, crèmes et confitures. Nombreux sont les secrets et les astuces pour en rendre les préparations plus simples et savoureuses. Les châtaignes et les marrons doivent leur succès à leur facilité de conservation, qui en a fait une précieuse monnaie d’échange. Les marrons sont les plus parfumés en automne mais, grâce à l’expérience des populations de montagne, on peut en conserver la qualité et le goût jusqu’au printemps. Il suffit de les immerger pendant quelques jours dans l’eau, de façon à en stimuler une faible fermentation. Ensuite, on les fait sécher dans un endroit bien aéré avant de les ranger dans des filets.